(le titre de ce billet est emprunté à l'excellent blog Joe La Pompe consacré au plagiat dans le domaine de la communication)
Sens Commun (tout un programme...) c'est ce micro-parti ultra-réac façon Tea Party étatsuniens devant lequel les candidats à la présidence de l'UMP ont défilé ce week-end, et qui a donné à Sarkozy une nouvelle occasion de nous montrer ses talents d'acrobate en effectuant un triple salto arrière du plus bel effet à propos du mariage pour tous, n'est-ce pas Nelson Montfort.
Ce n'est pas cette écume politique qui a attiré mon attention, mais plutôt le logo de cette nouvelle formation :
Penchez la tête vers la droite, ça ne vous rappelle rien ?
Mais si...
Décidément à l'UMP on a du mal avec la notion de propriété intellectuelle, souvenons-nous de l'affaire MGMT.
lundi 17 novembre 2014
vendredi 19 septembre 2014
Le grand absent
La première chose qui m'a frappé dans la déclaration de Nicolas Sarkozy, c'est qu'à aucun moment il ne cite le nom de l'UMP. A aucun moment. Vous pouvez vérifier. Il y a plusieurs raisons à cela.
La première, la plus évidente, je dirais même la plus facile, c'est la posture gaullienne du rassembleur au-dessus des partis, qui va à la rencontre du peuple et patati et patata.
La seconde, plus subtile, est adressée aux dirigeants de l'UMP. En substance Sarkozy leur dit : organisez donc votre petite élection interne, moi je me positionnerai au-dessus des partis (et pas seulement l'UMP mais aussi le reste de la droite et du centre) pour diriger tout le monde. Vos histoires de statuts ne m'intéressent pas et je n'ai pas l'intention d'en tenir compte (mes taupes au sein de l'UMP m'aideront à passer par-dessus). Je vous laisse bien volontiers vous entre-tuer pour la présidence de l'UMP, une fois que vous serez tous bien abîmés je tirerai les marrons du feu. Quant à l'UDI, ce parti de couilles molles, je l'inféoderai de gré ou de force quoi qu'en dise Chantal Jouanno. La seule élection qui m'importe c'est la présidentielle et il est hors de question de m'abaisser à une primaire ouverte, je serai le seul candidat plébiscité par les militants. J'ai dit.
Bien évidemment inutile d'espérer que Sarkozy clarifie sa position vis-à-vis de l'UMP, comme disait le Cardinal de Retz: "On ne sort de l'ambiguïté qu'à ses dépens". Mais ce petit jeu n'a pas échappé à Alain Juppé, qui vient de réaffirmer sa volonté d'organiser une primaire ouverte. Bref, les couteaux sont tirés et les prochaines semaines vont être intéressantes.
La première, la plus évidente, je dirais même la plus facile, c'est la posture gaullienne du rassembleur au-dessus des partis, qui va à la rencontre du peuple et patati et patata.
La seconde, plus subtile, est adressée aux dirigeants de l'UMP. En substance Sarkozy leur dit : organisez donc votre petite élection interne, moi je me positionnerai au-dessus des partis (et pas seulement l'UMP mais aussi le reste de la droite et du centre) pour diriger tout le monde. Vos histoires de statuts ne m'intéressent pas et je n'ai pas l'intention d'en tenir compte (mes taupes au sein de l'UMP m'aideront à passer par-dessus). Je vous laisse bien volontiers vous entre-tuer pour la présidence de l'UMP, une fois que vous serez tous bien abîmés je tirerai les marrons du feu. Quant à l'UDI, ce parti de couilles molles, je l'inféoderai de gré ou de force quoi qu'en dise Chantal Jouanno. La seule élection qui m'importe c'est la présidentielle et il est hors de question de m'abaisser à une primaire ouverte, je serai le seul candidat plébiscité par les militants. J'ai dit.
Bien évidemment inutile d'espérer que Sarkozy clarifie sa position vis-à-vis de l'UMP, comme disait le Cardinal de Retz: "On ne sort de l'ambiguïté qu'à ses dépens". Mais ce petit jeu n'a pas échappé à Alain Juppé, qui vient de réaffirmer sa volonté d'organiser une primaire ouverte. Bref, les couteaux sont tirés et les prochaines semaines vont être intéressantes.
jeudi 12 juin 2014
La différence entre la gauche et la droite
Quand la gauche est au pouvoir, elle nomme des personnalités de droite à des poste en vue pour prouver encore une fois que, non, elle n'est pas sectaire ou partisane malgré les cries d'orfraie de Jean-François Copé.
Quand la droite est au pouvoir, elle nomme des personnalités de droite à des poste en vue pour prouver encore une fois que, non, elle n'en a absolument rien à carrer de ce genre de considérations tout juste bonne à agiter quand elle est dans l'opposition, et au passage elle vous pisse à la raie bande de crasses gauchistes.
Quand la droite est au pouvoir, elle nomme des personnalités de droite à des poste en vue pour prouver encore une fois que, non, elle n'en a absolument rien à carrer de ce genre de considérations tout juste bonne à agiter quand elle est dans l'opposition, et au passage elle vous pisse à la raie bande de crasses gauchistes.
mardi 22 avril 2014
Joue-la comme Le Progrès : Délinquance en col blanc, à chacun sa spécialité
Délinquance en col blanc, qui fait quoi ? En exclusivité EFNN (ElFredoNewsNetwork), voici la liste explosive que les autorités nous cachent :
- Trafic d'influence et prise illégale d'intérêts : Mâles blancs
- Fraude fiscale : Mâles blancs
- Délits d'initiés : Mâles blancs
- Usage de stupéfiants en salle de trading : Mâles blancs
- Arnaques de Ponzi : Mâles blancs
- Blanchiment d'argent : Mâles blancs, oligarques Russes et dictateurs Africains
- Circuits financiers opaques : Mâles blancs
- Trafic d'armes : Mâles blancs
- Écoutes illégales et espionnage de masse : Mâles blancs
lundi 31 mars 2014
4 raisons pour lesquelles la défaite aux municipales est une bonne nouvelle pour le PS
- Le Sénat va repasser à droite. Au final ça ne changera pas grand-chose, la gauche y était déjà divisée et le PS minoritaire, il suffit de faire la liste des projets rejetés par des alliances improbables FdG-UMP pour s'en convaincre. Et puis de toute façon le Sénat ne sert à rien et la majorité peut tout à fait s'en passer pour mener ses projets à bien, ça ne s'est pas si mal passé que ça entre 1997 et 2002. Normalement le basculement devrait se faire en septembre, Pépère doit donc se dépêcher de faire passer ses éventuelles réformes constitutionnelles avant l'été.
- Les ex-maires PS n'ont plus à s'inquiéter des nouvelles règles de cumul des mandats ; par contre le problème se posera à nouveau pour les nouveaux maires de droite en 2020, soit 3 ans après l'élection de Jean-François Copé à la Présidence de la République. Et puis maintenant qu'ils sont contraints à la solidarité avec la majorité et ne peuvent plus tenir de double discours national-local, les députés-ex-maires PS vont pouvoir enfin bosser à fond à l'Assemblée histoire de blinder les textes et d'éviter qu'ils soient censurés les uns après les autres par le Conseil Constitutionnel.
- Le gouvernement se demandait où trouver les 50 milliards nécessaires au financement du pacte de responsabilité. Maintenant on sait : il suffit de les piquer dans les dotations des collectivités locales, qui sont désormais majoritairement à droite.
- On va enfin pouvoir s'attaquer à la réforme du mille-feuille administratif, maintenant qu'on n'a plus de résistance des barons PS locaux. Idem pour le redécoupage électoral.
jeudi 13 mars 2014
L' "affaire" Taubira pour les nuls
Rappelons que selon la loi, la Garde des Sceaux ne peut être tenu informée que de l'ouverture d'une procédure judiciaire contre une personnalité comme Nicolas Sarkozy, et en aucun cas de son contenu. A partir de là, deux possibilités :
- Soit Christiane Taubira a respecté la loi et n'a appris les écoutes que tardivement, sans avoir accès à son contenu protégé par le secret de l'instruction ; dans ce cas elle a dit la vérité.
- Soit Christiane Taubira a eu accès au contenu de l'instruction, et dans ce cas elle a menti.
Si on résume l'avis général des éditocrates et de la droite (rappelons au passage qu'à l'origine c'est une affaire Sarkozy) :
- Dans le premier cas, elle est incompétente et elle n'est plus crédible, elle doit donc démissionner.
- Dans le second cas, elle a menti au Français et elle n'est plus crédible (*), elle doit donc démissionner.
La seule façon pour elle de s'en sortir aux yeux de ses détracteurs aurait donc été de violer la loi et de l'assumer fièrement. Non, le sarkozysme n'est pas mort.
(*) ajoutons que quand une personnalité ment, elle ne perd sa crédibilité que si elle est de gauche, à droite on trouve ça tellement banal qu'on n'y pense même plus.
[EDIT] Allez aussi lire un résumé plus complet de l'affaire chez Jegoun.
[EDIT] Allez aussi lire un résumé plus complet de l'affaire chez Jegoun.
vendredi 29 novembre 2013
Et l'inversion de la courbe du ridicule, c'est pour quand ?
J'ai l'impression que François Hollande a bien roulé tout le monde dans la farine hier avec ses vraies-fausses déclarations sur le chômage. Je ne sais pas si ce flou était volontaire, motivé par sa propension naturelle à la prudence, ou bien fortuit, mais il y avait quelque chose à la fois de réjouissant et désespérant à voir la petite troupe de commentateurs encartés, journalistes ou politiques, à se précipiter comme des lemmings vers la falaise qui les attendait.
Le Lab a fait un florilège des réactions qui ont précédé l'annonce officielle des chiffres du chômage, et c'est symptomatique du climat général. Car bien entendu ces spécialistes de l'information et du commentaire politique, qui ont tous un master 2 de lecture entre les lignes et un doctorat de batave seconde langue, ont interprété le soi-disant flou présidentiel comme une façon feutrée de préparer les esprits à une annonce catastrophique. Sauf qu'en réalité les chiffres sont bons, voire très bons pour le chômage des jeunes qui baisse continûment depuis avril ! Palme du ridicule à l'UMP, qui interpelle le gouvernement jusqu'à l'assemblée sur le thème "même le président ne croit plus à l'inversion du chômage". Mais à quoi d'autre s'attendre venant d'un parti qui a été incapable de la moindre proposition concrète depuis 18 mois, à part les vieilles lunes néolibérales moisies sur l'assistanat et les feignants de chômeurs qu'il faudrait inciter à chercher sérieusement du boulot en sabrant dans leurs allocations. Un exemple parmi d'autres avec Roger Karoutchi :
http://www.bfmtv.com/politique/inversion-courbe-chomage-karoutchi-denonce-une-farce-655986.html
Le plus drôle est que toute cette bande de losers met désormais ce cafouillage sur le dos du Président, sans jamais se remettre en question. S'ils perdaient l'habitude de foncer comme des zombies sur la première parcelle de non-dit qui se présente à eux pour pondre du papelard au kilomètre et des communiqués de presse par dizaines, et au contraire se décidaient enfin à faire de l'analyse de fond, alors peut-être que la presse n'aurait pas autant besoin de subventions publiques pour survivre et les français auraient moins de défiance envers les politiques. Après tout, Alternatives Economiques qui n'a jamais pris ses lecteurs pour des cons, contrairement à certain cuistre en écharpe rouge, n'a pas l'air de trop souffrir de la soi-disant "crise de la presse".
Bref, le chômage diminue, on devrait s'en réjouir, mais on trouve encore le moyen de polémiquer sur de l'écume parce que le Président a simplement rappelé des évidences, à savoir que la lutte contre le chômage demande du temps et des moyens et se poursuivra durant tout le quinquennat. Ce pays est désespérant, et le sarkozysme mental n'est pas mort.
Le Lab a fait un florilège des réactions qui ont précédé l'annonce officielle des chiffres du chômage, et c'est symptomatique du climat général. Car bien entendu ces spécialistes de l'information et du commentaire politique, qui ont tous un master 2 de lecture entre les lignes et un doctorat de batave seconde langue, ont interprété le soi-disant flou présidentiel comme une façon feutrée de préparer les esprits à une annonce catastrophique. Sauf qu'en réalité les chiffres sont bons, voire très bons pour le chômage des jeunes qui baisse continûment depuis avril ! Palme du ridicule à l'UMP, qui interpelle le gouvernement jusqu'à l'assemblée sur le thème "même le président ne croit plus à l'inversion du chômage". Mais à quoi d'autre s'attendre venant d'un parti qui a été incapable de la moindre proposition concrète depuis 18 mois, à part les vieilles lunes néolibérales moisies sur l'assistanat et les feignants de chômeurs qu'il faudrait inciter à chercher sérieusement du boulot en sabrant dans leurs allocations. Un exemple parmi d'autres avec Roger Karoutchi :
http://www.bfmtv.com/politique/inversion-courbe-chomage-karoutchi-denonce-une-farce-655986.html
François Hollande a affirmé, jeudi, que la bataille contre le chômage se ferait "mois par mois" et prendrait "tout le temps nécessaire". Devant la vive réaction dans les médias, il a ensuite tenu à assurer qu'il était en mesure de tenir son objectif d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année.
Pourtant, cela ne convainc pas l'opposition. "François Hollande depuis des mois nous annonce toujours que tout va aller bien. 'Tout va très bien Madame la marquise'", s'est moqué le sénateur UMP Roger Karoutchi, interrogé par BFMTV. "Et puis les réalités sont dramatiques", a-t-il taclé. "L'inversion de la courbe du chômage est une farce et on le sait", a tranché Roger Karoutchi.
Le plus drôle est que toute cette bande de losers met désormais ce cafouillage sur le dos du Président, sans jamais se remettre en question. S'ils perdaient l'habitude de foncer comme des zombies sur la première parcelle de non-dit qui se présente à eux pour pondre du papelard au kilomètre et des communiqués de presse par dizaines, et au contraire se décidaient enfin à faire de l'analyse de fond, alors peut-être que la presse n'aurait pas autant besoin de subventions publiques pour survivre et les français auraient moins de défiance envers les politiques. Après tout, Alternatives Economiques qui n'a jamais pris ses lecteurs pour des cons, contrairement à certain cuistre en écharpe rouge, n'a pas l'air de trop souffrir de la soi-disant "crise de la presse".
Bref, le chômage diminue, on devrait s'en réjouir, mais on trouve encore le moyen de polémiquer sur de l'écume parce que le Président a simplement rappelé des évidences, à savoir que la lutte contre le chômage demande du temps et des moyens et se poursuivra durant tout le quinquennat. Ce pays est désespérant, et le sarkozysme mental n'est pas mort.
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