dimanche 7 juillet 2013

Avec l'UMP, participons à l'effort de redressement national !

Les juges rouges sages du Conseil Constitutionnel ont donc invalidé les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, privant du coup l'UMP de 11 millions d'euros de financements publics.

L'ex-parti majoritaire, déjà dans une situation financière délicate, a décidé de lancer une grande souscription pour se renflouer. Certains petits plumitifs gauchistes ont cru bon de dénoncer cette campagne au motif fallacieux que lesdits dons sont déductibles des impôts à hauteur de 66%. Ainsi, si l'UMP réussissait à lever les 11 millions perdus (sans même parler de réduire les autres sources du trou abyssal de ses finances), il en coûterait 7,26 millions au contribuable français.



Or, et c'est bien là qu'on voit que socialisme et bonne gestion sont incompatibles, cet argument souffre d'une grossière erreur de raisonnement : en effet, ils oublient que la censure du Conseil Constitutionnel fait dans le même temps économiser 11 millions à l'Etat. Et on arrive ainsi à un solde positif de 3,74 millions d'euros économisés pour les finances publiques. De quoi couvrir un tiers de la réserve parlementaire de Bernard Accoyer !

Donc, loin de vivre du cancer de l'assistanat comme l'insinuent certains blogueurs partisans buveurs de bière, l'UMP participe au contraire du redressement national en contribuant à réduire les déficits publics creusés par 11 ans de socialisme.

Participer à cette souscription, c'est faire oeuvre de salubrité publique, c'est même un devoir national en ces temps de disette budgétaire, et Geoffroy Didier a bien raison d'en appeler au civisme de tous les français quelle que soit leur appartenance politique. Avec succès d'ailleurs puisque cet appel au civisme dépasse désormais les frontières de notre pays, suscitant la solidarité de nombreux donateurs africains fuyant le terrorisme fiscal.

Contre la dictature islamo-socialo-LGBT, pour la démocratie, pour la France, donnez !


vendredi 7 juin 2013

Mélenchon Méchancon

Ce titre ne vient pas de nulle part. Méchancon, c'était le surnom officieux donné à Mélenchon par ses "camarades" lors de ses années PS, et on peut supposer qu'ils le connaissent mieux que moi.

D'habitude je ne suis pas du tout adepte des insultes, mais je considère cette fois que Mélenchon a dépassé les bornes de l'obscénité (et j'emploie toujours ce mot avec parcimonie) en se livrant à une récupération politique odieuse de la mort de Clément Méric (*). Le tweet en question :


Voir un dirigeant politique du niveau de Mélenchon faire ainsi le tapin sur le cadavre encore chaud d'un pauvre gosse, c'est obscène. Et rien qu'à voir les réactions sur Twitter je ne suis pas le seul à le penser, y compris de la part de ses sympathisants. Le pire c'est que ça ne m'étonne absolument pas de lui.

C'est pour cela que je vous le dis solennellement : jamais de ma vie je ne voterai pour Mélenchon ou l'un quelconque des clowns de LaVraieGauche™ qui l'accompagnent et cautionnent ses discours. Quand bien même il serait par malheur opposé à Marine Le Pen au second tour d'une présidentielle. Je préfère me faire arracher une couille avec une pince rouillée. C'est décidé et c'est définitif. Pas d'amnésie sur la saloperie.



(*) Dans des circonstances qu'il reste à clarifier ce qui fera le cas échéant l'objet d'un billet dédié. Les témoignages sont contradictoires mais tout m'incite à penser qu'on est assez loin du storytelling officiel sur l' "assassinat" d'un gentil militant progressiste par de méchants fascistes.

lundi 27 mai 2013

Ségolène Royal à Bercy : c'est pour quand ?

Je rebondis un peu sur le texte de Sarkofrance que j'aurais presque pu écrire si j'avais son talent (et son énergie, feignant que je suis, même si mon angine blanche ne m'en a pas laissé beaucoup ces derniers temps). Allez le lire et revenez ensuite.

C'est lu ? OK. Je pense que Juan résume bien le sentiment d'une large part de l'électorat de gauche à propos de Mosco : trop mou, trop proche des milieux financiers et patronaux, pas assez à gauche, etc. On se souvient par exemple de sa loi bancaire en carton (même si à titre personnel je n'ai jamais été convaincu de la nécessité d'une stricte séparation des activités, voir la satisfaction non dissimulée des banquiers en dit long sur la qualité du texte). On est conscient aussi des tensions qu'il peut y avoir avec Montebourg, qui même s'il n'est pas exempt de reproche fait au moins l'effort de mener une politique volontariste et réellement de gauche, avec parfois l'échec au bout comme à Florange ou Pétroplus (mais c'est inévitable quand on prend des risques), mais aussi et fort heureusement des succès indéniables pour compenser.

Bref, Moscovici est un boulet qui nuit à l'image du gouvernement et alimente ce sentiment de renoncement face aux puissances financières et patronales (et l'affaire Cahuzac n'a rien arrangé, mais elle a un poids mineur dans la balance).

Entretemps on a pris conscience du fait que la politique économique était dirigée par une armée mexicaine sans réel leader : ainsi, il y a pas moins de 7 ministres qui se partagent les compétences à Bercy ! C'est beaucoup trop. Et ce, d'autant plus que le portefeuille du travail n'en fait pas partie, ce qui est une erreur en ces temps de chômage de masse (comme l'a très justement rappelé Jean-Louis Borloo, qui ne dit pas que des conneries quand il est à jeun, ce qui n'en fait pas non plus quelqu'un de compétent en la matière).

Comme le dit Fabius, Bercy a besoin d'un patron. Alors bien évidemment, des noms circulent, comme Louis Gallois et Pascal Lamy. Écartons immédiatement ce dernier : j'espère qu'Hollande n'est pas assez stupide pour nommer à Bercy ce symbole de la démission du politique face au rouleau-compresseur du néolibéralisme mondialisé, d'autant plus que les "solutions" qu'il prône ont fait la preuve de leur échec lamentable ces dernières années. Si par malheur cela arrivait, je serai le premier à retirer mon soutien et ma confiance à ce gouvernement.

En plus il y a déjà François Lamy au gouvernement, alors ça serait le bordel.

Louis Gallois maintenant. On se souvient de l'épisode de son rapport, censé lui donner une image de technicien compétent, énumérant des pistes que le gouvernement a tenté de traduire dans les faits (qu'elles soient bonnes ou mauvaises est un autre débat). Dans ce cas, pourquoi ne pas lui confier directement la charge de la politique économique ?

La réponse est contenue dans la question : politique économique. Gallois n'est pas un politique, c'est un technocrate et un ex-patron d'entreprise publique. Or un État ne se gère pas comme une entreprise (surtout pas !). Gallois est sans doute compétent pour gérer une entreprise (publique de surcroit), se débrouille pas trop mal pour discuter avec les partenaires sociaux, mais ce n'est pas un politique. Et puis il n'est pas assez marqué à gauche, or c'est à gauche que se fait le plus sentir le désir de changement.

Il faut donc un politique pour diriger Bercy. Quelqu'un qui ait de l'autorité, de la poigne, de la volonté face aux lobbies, aux forces conservatrices et aux puissances économiques et financières. Quelqu'un qui sache diriger une vraie équipe pour mener une politique économique de gauche. Quelqu'un qui ose prendre des risques et en assumer le prix.

Sur le marché des candidats disponibles, j'en vois une qui répond parfaitement à cette description : Ségolène Royal, qui a déjà un pied dans la porte en tant que vice-présidente de la BPI. Et si d'aventure quelqu'un d'autre était choisi, peu importe : il faut mettre fin à cette cacophonie.


lundi 29 avril 2013

Union nationale de droite

Voici la dernière lubie des instituts de sondage et des éditocrates en mal de polémique : il faut à la France un gouvernement d'union nationale ! Tout ça parce que les Italiens ont dû se résoudre à recourir à ce pis-aller faute de majorité suffisante pour former un gouvernement classique. Où quand le blocage institutionnel d'un pays au système politique baroque devient l'exemple à suivre.

Pourquoi donc une union nationale ? Parce que le président et le gouvernement sont impopulaires. Quelle surprise : la France et l'Europe traversent la pire crise économique depuis plus d'un siècle (et oui, on a même dépassé les années 30 si l'on compare les trajectoires de reprise en %PIB), le tout alimentée par une politique économique débile et aveuglément idéologique dont l'Allemagne est la principale responsable (mais chut! il ne faut surtout pas le dire), et certains s'étonnent de l'impopularité du pouvoir.

Ainsi Hollande serait le président le plus impopulaire de l'histoire de la 5e république. C'est au passage oublier qu'Hollande n'a jamais été particulièrement populaire, puisqu'il n'a jamais dépassé les 55% depuis son élection et n'a jamais connu d'état de grâce, contrairement à Sarkozy qui a commencé à 65% et touché le fond à 20% en mai 2011 (chiffres TNS Sofres). Dans le genre gadin historique on pourra difficilement faire mieux.

En fait on se rend bien compte aujourd'hui qu'Hollande n'a jamais eu vraiment de majorité pour gouverner, malgré la loupe grossissante du scrutin législatif majoritaire uninominal. La présidentielle a été serrée et le pays est resté profondément divisé depuis, à droite certes mais surtout à gauche.

Et aujourd'hui que veulent les éditocrates ? Qu'Hollande fasse alliance avec Bayrou ! C'est une évidence : si tu perds l'aile gauche de ton électorat parce que ta politique est jugée trop à droite, si tu as du mal à tenir tes troupes parce la politique d'austérité poussée au niveau européen par l'Allemagne est suicidaire (même si parler d'austérité pour la France est inapproprié), que dois-tu faire ? Et bien, t'allier à un leader du centre "ni gauche-ni gauche", sans troupes, et adepte de l'austérité la plus sauvage pardi ! Il faut vraiment être un ramolli du bulbe pour penser qu'une telle décision pousserait dans les bras de Mélenchon le peu d'électorat qu'il te reste, n'est-ce pas ?

Cette histoire d'union nationale c'est uniquement la traduction du procès en illégitimité permanent qui est systématiquement fait aux gouvernements de gauche. Comme par hasard, quand la droite est au pouvoir, l'union nationale ne concerne plus le gouvernement mais les parlementaires de gauche qui doivent voter les projets de droite sans discussion, on l'a vu à plusieurs reprises sous Sarkozy-Fillon.

Donc en résumé, ce que veulent ces beaux penseurs de salons parisiens, c'est un gouvernement d'union nationale de droite.

mardi 23 avril 2013

lundi 22 avril 2013

Le buzz en carton du jour

Aujourd'hui toute la blogoboule politique française s'agite autour d'un événement d'une importance considérable : la visite "secrète" d'une bande de joyeux blogueurs de gauche à l'Elysée. Je ne vous mets pas de liens car 1. je suis pressé et j'ai pas le temps, démerdez-vous, et 2. tout le monde en parle déjà donc difficile d'y échapper (Morandini en fera sûrement un sujet exclusif la semaine prochaine).

Toujours est-il qu'un groupe de left-blogueurs qui constitue l'essentiel de ma blogroll a été cordialement et informellement invité par François Hollande ce dimanche, semble-t-il pour les remercier de leur implication pendant la campagne. Et comme certains ex-blogueurs comme Romain Pigenel travaillent désormais au Château, ça constitue donc un genre de réunion de famille politique plutôt sympathique.

Et aujourd'hui, vla-t-y pas que ce non-événement confidentiel (dans tous les sens du terme) devient à travers la loupe grossissante des médias une "opération de communication" pour sortir le pouvoir de l'ornière d'impopularité dans lequel il est embourbé.

Dites-moi les gens : expliquez-moi avec des mots simples, comme si j'avais 5 ans, en quoi une simple invitation censée restée discrète peut-elle constituer une opération de com', surtout avec un objectif aussi ambitieux ?

On est donc ici en présence d'un méta-événement typique de ce le Net peut produire : un non-événement anodin qui génère un buzz cent fois plus gros que lui. Et puis comme ça, ça donnera du grain à moudre à tous ceux qui trouvent la communication élyséenne à chier : regardez comme ils sont nuls, même quand ils ne font pas de com' ils se plantent.

Interpréter chaque mouvement de sourcil comme une opération de communication, c'est le symptôme d'une maladie qui porte un nom : le sarkozysme. On dirait qu'après 5 ans de tektonik institutionnelle, les français aient un peu du mal à se désaccoutumer.

Je connais une bande de blogueurs qui doivent bien se marrer en ce moment.

Faut que je file, j'ai une réunion d'agence et un apéro derrière (true story). J'espère que ça finira pas en #TT demain.